Le syndrome des deux dents de sagesse

Il y a de ces personnes qui sentent le besoin de surenchérir systématiquement à tout ce que vous dites. Il n’y a pas de bonheur ni de peine qu’ils n’aient pas vécu de façon plus grandiose. Ils répondent à grands coups de « Encore pire… » ou de « Mieux que ça ». Quand tu t’engages dans une discussion avec ce genre de personne, le résultat ne peut qu’être déplaisant.

J’appelle ça le syndrome du-gars-qui-se-fait-arracher-deux-dents-de-sagesse. Parce que si vous avez le malheur de ne vous faire retirer que deux de ces molaires, vous êtes cuits. Où que vous soyez, si vous vous aventurez à raconter vos mésaventures de joues gonflées et de douleur lancinante, il se trouvera invariablement quelqu’un qui jugera bon de spécifier que lui, c’est les quatre dents qu’il s’est fait extorquer. Et Dieu que c’était genre 1000 fois plus laborieux que vous.

Je crois qu’il n’existe pas de bonne solution. Au mieux, il faut identifier ces genses malsaines et éviter d’aborder tout sujet portant à la surenchère avec eux. À la longue, c’est un handicap relationnel.

Ça me fait penser à ce vieux truc que j’avais écrit. Ça résume pas mal : Ici.

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La petite gêne

Je suis jeune et fou, fatigué aussi, un peu, puisque vous le demandez, cher lectorat foisonnant. Fatigué de plusieurs journées qui s’éternisent, de leur poids et des prochaines semaines qui s’annoncent déplaisantes. Je suis jeune et fou donc. Je regarde le monde, les yeux grands, tentant de tout voir. Lentement, je me forge des opinions, j’observe et juge.

Il y a une tonne de sujets que je voudrais aborder ici. Dernièrement, j’ai été saisi de l’envie d’écrire sur les enragés du français qui ont si peur de l’anglais, de discuter du passage du taux d’alcoolémie maximal dans le sang de .08 à .05,  de discourir sur les municipales à venir. Or quand vient le temps de pianoter sur mon clavier, je fige.

Non pas que je n’ai guère d’opinion sur ces sujets. Dans mon quotidien, je suis plutôt volubile lorsque vient le temps d’en traiter, confrontant mon entourage avec verve et plaisir. Mais ici, niet.

C’est que les internets recèlent de tout ces gens brillants qui écrivent et discutent de ces choses. Je les lis, eux et leurs références, eux et leurs tons assurés, eux et leurs idées bien figées qui semblent si fondées, eux et leurs intransigeances. Je les lis et je suis intimidé. Parce que du haut de mes 21 ans, je prends de plus en plus conscience de mon ignorance. Alors qu’à 18 ou 19 ans, j’avais toute l’insolence de l’adolescent autoproclamé érudit, je suis aujourd’hui bien plus conscient de mon sort.

Depuis que je suis vraiment plus lucide quant à mes actions, mes pensées, désirs et autres, depuis peut-être l’âge de 7 ans donc, lorsque j’évalue ma personne de façon rétroactive, je me trouve foncièrement con. À 19 ans, j’avais l’impression d’avoir été plutôt stupide à 17 ans. Aujourd’hui, je considère que j’étais plutôt ignorant à 19 ans. Probable que dans deux ans, je considèrerais le garçon qui écrit ces lignes comme un insolent de première.

J’ai de la difficulté à jauger la signification de ces impressions périodiques. Du côté sombre, peut-être est-ce là la confirmation que je suis assez idiot. Dans le positif, probable que ça soit plutôt la preuve que j’évolue d’une certaine façon. Ce doute, ce dilemme d’interprétation a au moins le luxe d’avoir quelque peu atténué l’arrogance qui me caractérisait. Puisse-t-il toujours en être ainsi.

Ainsi, lorsque je tente d’évaluer l’intérêt ou la crédibilité de mon opinion, je suis plutôt conservateur. Lorsqu’il me prend l’envie de discuter de ces enjeux de société, il y a cette barrière qui me rattrape rapidement. Alors, je garde tout ça pour moi, mes revendications tapies au fond de moi.

Et puis, disons-le aussi, il y a cette peur du jugement d’autrui, le poids du joug de l’évaluation de parfaits inconnus sur le web, quelque chose que je m’explique mal ressentir. Mais ça, ce sera pour une autre fois. Parce que je suis fatigué, remember?

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À travers les âges

Ça devient de plus en plus courant, on en parle sur les perrons d’église, dans les magazines de matantes, dans les chaumières et s’il y avait des gens qui lisait ici, on en parlerait aussi : les gens copulent et se fréquentent entre tranches d’âge de plus en plus disparates.

Que ce soit les dames d’expérience, les cougars, qui réussissent à s’accoupler avec de jeunes verts non déçus d’avoir du sexe avec des MILF ou des hommes aux cheveux poivre et sel pour qui la fontaine de jouvence se trouveraient dans le nectar de nymphettes, force est d’admettre que le phénomène prend de l’expansion.

Or tout ça n’est pas d’hier. Déjà au secondaire rodait pléiade de ces chasseurs à la recherche de vierge proie facile. Ils arrivaient avec leurs biceps mous et leurs camisoles défraichies au volant de bazous bruyants et rouillés. Ils repéraient aisément leur public cible, les filles un peu plus moches du lycée, et ils se faisaient aller le pinch en se gargarisant d’anecdotes de brosses épiques. Et les petites filles, impressionnées de prendre contact avec des hommes si matures (sic), n’hésitaient pas à engloutir lampées de gamètes pour se faire dire qu’elles étaient aimées.

Le tout semble s’accentuer avec le temps. Il est désormais commun de voir des couples profiter à la fois du rabais étudiant et de celui de l’âge d’or au cinéma, économisant ainsi le 6$ nécessaire pour acheter un petit pop corn et une moyenne liqueur. Et puis peut-être qu’après le référendum de l’association étudiante de mon école, ils pourront prendre la bus gratuitement ensemble dans Québec, how romantic!

Alors qu’à une époque, Nabokov choquait avec son voluptueux Lolita où l’auteur russe narrait l’histoire d’un homme d’âge mûr qui fréquentait une nymphette de 12 ans, Beigbeder publiait il y a quelques années à peine Au secours pardon où il fait l’apologie du sexe avec des gamines, où il se réclame avec véhémence du droit de coucher avec quiconque si le consentement y est. Tout ça n’a pas créé de réels remous. Signe des temps.

Je ne voudrais pas non plus devenir un de ces moralistes qui déchirent leurs chemises à tout vent, loin de moi l’idée de devenir un paneliste pour Québecor, des plans pour me faire caricaturer par le DGE.  N’empêche que j’aime bien croire qu’il est souvent plus sain de s’en tenir aux gens avec qui les affinités sont nombreuses et ça implique souvent l’âge. Cela dit, rien ne vous empêche de marier votre manager à dos de chameau et être heureux, mais…

Le phénomène est courant chez les « vedettes ». On a qu’à penser à Claude Dubois qui vient de devenir père à 60 ans, Michael Douglas et Catherine Zeta-Jones, Bruce Willis et sa fraiche concubine, les exemples sont aussi nombreux que les mentons de Jacques Demers.

Si le tout est commun dans le star système, ce qui est parfois explicable, il se répand de plus en plus dans la population et je peine cependant à cerner le fondement de tout ça. Il y a certainement des petites filles à la recherche d’un père, des hommes qui n’ont pas vécu leurs jeunesses et plein d’autres lubies que Freud aurait élaborées entre deux lignes de poudre.

Mais il y a aussi quelque chose qui pour moi demeure inexpliqué. Parce qu’aussi sot que je puisse être, une relation implique d’avoir éventuellement des enfants ou bien de vieillir ensemble, vieux, séniles et heureux. Je me vois bien plus changer les couches de mes enfants que celles de ma compagne.

Cela dit, il est malgré tout possible d’avoir des relations viables en dépit des différences d’âge. Cet été, alors que je faisais du trekking avec quelques amis, en l’occurrence le Chef, le Philosophe et le Nouveau, nous avons croisé un couple assez âgé qui arpentait la montagne avec entrain. Tout en verbe, nous entreprenons la conversation.

De fil en aiguille, dans une discussion cousue de fil blanc, le vieil homme me tisse le récit de sa vie, brode le tout d’anecdotes, et ça sans filer de mauvais coton ou faire dans la dentelle. Entre les branches, je comprends qu’ils ont quitté la Belgique il y a 50 ans, à une époque où ils avaient 35 et 15 ans. De toute évidence, ils avaient fui le jugement, fui l’assassine sentence sociale de leurs contemporains. Ce genre de relation empruntant au médiéval avait tout de l’échec imminent. Et pourtant, je les croisais, 50 ans plus tard, visiblement encore amoureux et complices. Ça m’a quand même secoué.

Il n’y a donc pas de vérité universelle. Bien sur, on peut tenter de modéliser la situation. La gigantesque équipe de recherche d’Involontairement Cannibal constituée de 15 mexicains sous payés s’est attelé à la tâche, arpentant le world wide web, faisant rouler kyrielle de programmes informatiques, prospectant sans relâche pour obtenir une formule potable. Dans le meilleur des cas, aux confins des internets, Pedro, un recherchiste affectionnant la tequila, a débusqué une tentative de modèle:

Âge minimum du concubin : n/2 +7,      où n=âge du protagoniste

De toute évidence, même la all migthy Toile échoue, au grand damne des jeunes et moins jeunes. Être prépubère et rempli d’illusion, je vous parlerais d’amour avec un grand A pis toute comme moteur décisionnel de vos relations. Mais étant un de ces salauds au cœur froid, je parlerai plutôt de raison.

Puisqu’il est difficile d’écrire conclusion sans moraliser, je serai minimaliste dans celle-ci. Nul besoin de chercher les artifices, de s’introduire dans des relations louches pour des raisons bizarres. Sondez votre cœur d’adolescent idéaliste et ainsi, l’inorthodoxe n’en sera que plus beau.

Parce que oui, dans le fond, je suis un romantique dégueulasse.

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Perdre ses exclusivités

Il y a de ces bands, de ces auteurs plutôt méconnus que je chéris jalousement. Ils sont underground et ont un rayonnement aussi sectoriel que limité. Et moi je les consomme, content de posséder ces petits secrets artistiques.

Bien sur, j’en parle abondamment à mon entourage, content de pouvoir prêcher la bonne nouvelle. J’essaie d’être incitatif un max mais je pense qu’auprès de plusieurs, je suis aussi crédible que Peter Macleod l’est comme comédien. Alors je peux continuer à apprécier ces contrairement tout seul dans mon coin.

Contrairement à ce que certains de mes amis disciples de Kanye West ou tripeux de John Grisham peuvent penser, j’ai parfois suffisamment de goût pour que mes quelques trésors cachés percent au grand jour.

Or quand ça arrive, ça me fait plutôt chier. Je trouve ça dommage. Je devrais me réjouir que cette personne réussisse à percer, d’autant plus que je la considère talentueuse. Mais voilà, je trouve ça dommage de perdre ce sentiment d’exclusivité et, de surcroît, je me sens cheap de ne pas être content pour l’artiste.

Et puis si j’arrive à la librairie pour me procurer le dernier bouquin d’un auteur qui vient de passer à Tout le monde en parle, j’ai l’impression d’être un suiveux. Même si je possède 7 autres romans de l’écrivain en question, je ne peux m’empêcher de me dire que la sexy vendeuse me percevra comme ce jeunot qui tripe sur les mêmes ouvrages que feu-le-gars-drôle-de-RBO. Et ça, c’est insupportable. Oui oui.

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Les tourments de la banalité

Je m’ennuie, la banalité de mon quotidien me hante et me turlupine, le carnassier carcan qui m’empêtre me rend morose et aigri, une bien triste combinaison pour un si jeune garçon.

Mes journées sont aussi remplies que vides, c’est le paradoxe journalier qui m’afflige. J’accumule les obligations tant lourdes que déplaisantes, mon fardeau n’en est que plus pesant puisqu’imposé par ma triste personne. Le fait d’être le seul artisan de mon malheur le magnifie.

Quand tout devient lourd, il y a toutes ces vies, toutes celles que je n’aurai pas, elles me lancinent.

Je pourrais travailler dans une usine de nuit, vivre seul dans un trois et demi où s’entasseraient des dizaines de livres achetés à la bouquinerie du coin. Je reviendrais à 6h am, m’installerais sur mon balcon vêtu d’une petite laine pour combattre le froid matinal, profitant de l’air frais où baigne l’arôme frais caractéristique de la rosée, je m’étendrais sur un hamac, avec une petite bière et piquerais un somme en l’honneur du nouveau jour qui se lèverait. Je n’aurais guère de tracas, paisible.

Ou je pourrais être un étudiant en littérature faussement trendy, la couette frivole, le paletot mince et abimé, planchant sur un sempiternel premier roman. Je me vois remettre des travaux écrits la veille de la date de remise un verre de scotch à la main, manuscrits d’une calligraphie nervurée et excessive, me donnant un air tourmenté. J’aurais un sens de la répartie savoureux, tentant de séduire en citant d’obscurs auteurs, entretenant plusieurs relations libérales avec des filles aux pommettes saillantes et aux seins fermes.

Ou je pourrais être un activiste passionné arpentant congrès et colloques. J’aurais les cheveux en broussailles, les lunettes constamment sales et le front strié lorsque je me lancerais dans des envolées vindicatives. Je sonderais internet jusqu’à tard dans la nuit, me gavant de café noir en préparant divers communiqués. Je serais enflammé, mû d’idéaux séduisants, j’aurais une quête.

Ou je voyagerais autour du globe, découvrant multitude de cultures, rencontrant des gens formidables et affables. J’accumulerais les anecdotes et expériences, le cœur aussi léger que mon pack-sac. J’aurais des amis chers sur les cinq continents, nous nous écririons de longs emails pour se raconter mutuellement et cela nous importerait. J’essaierais de tout voir, repu de vivre une utopie.

Ou je pourrais aussi avoir quelque chose qui m’importerait dans me vie. Juste comme ça.

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Classé dans Dans ma tête, Frustration, Introspection, Réflexion

Divagation éthylique

Alexandrine et ses doux cheveux noir ébène
Elle et ses yeux de braise pour qui tant se démènent
Sa poitrine comme de gros fruits savoureux et mûrs
Ses lèvres tendres, charnues à en rendre les sexes durs.

Le pas léger et frivole, elle scinde l’air ambiant
Laissant sur son chemin nombre d’hommes chancelants
Son sourire désarçonne même les plus cuirassés,
Abreuve les yeux secs qui n’en ont jamais assez.

Alexandrine et ses draps qui sentent la lavande
Elle et sa petite chatte qui goute bon les amandes
Ses fesses comme la plus invitante des vallées
Ses longues jambes, infinies à s’en enivrer.

Le rire cristallin, elle hypnotise les rêveurs
Causant ensuite masturbation et fort bonheur
Ses airs coquets en secouent qui font fi de leur trouille
Se risquant pour obtenir sa convoitée cramouille.

Or moi c’est triste, Alexandrine me rend maussade
C’est que bien honnêtement, je la trouve très fade.

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Le savoir inutile

Je suis mû par une forte curiosité. Il y a les genses. Je veux savoir ce qu’ils pensent, pourquoi ils le pensent, d’où ils viennent, comment ils sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui, ce qui les motive, ce qui les décourage, comment ils interagissent avec leur milieu et pourquoi.

Mais il y a aussi tout le reste. Il y a tout ce savoir cybernétique à portée de clic qui m’obnubile et m’émoustille. Tant de savoir disponible à de quoi faire frétiller de coïts successifs le jeune homme frêle que je suis.

Puis il y a la télévision et ses documentaires. La radio et ses émissions, ses lignes ouvertes où le peuple s’exprime. Il y a la multitude de bouquins qui regorgent d’infos, tant de biographies passionnantes,  de romans géniaux. Il y a des tonnes de revues, des dossiers étoffés et des journalistes passionnés.

Et moi je suis une jeune éponge un peu fébrile et surmotivée qui essaie de tout gober au péril de ma capacité d’absorption. Jusqu’à tard dans la nuit, j’arpente le web, je visionne pléiade de tutorials YouTube, apprenant les bases de l’escrime, de la cuisine chinoise, du bowling, de l’étude de la calligraphie. J’apprends à faire des nœuds de marin, des bombes artisanales, à planter des annuelles, lire plus rapidement, à danser le flamenco et à faire une tonne de tours de cartes.

Je visionne des documentaires que je télécharge compulsivement, en apprenant sur le clitoris, la culture orientale, les origines du cannabis, le processus de création d’une secte, la fraude fiscale, la Deuxième Guerre mondiale. Je choisis mes sujets avec insouciance, ne faisant pas de réelle différence entre chacun.

Puis je m’endors très tard, repu cervicalement. Je me glisse sous l’édredon, pose ma tête sur un tas d’oreillers puis enfile mes écouteurs pour écouter la ligne ouverte de nuit qui sévit sur le réseau AM. Lentement, au son des théories du complot, des anecdotes savoureuses et des envolées vindicatrices de quidam, je trouve un peu de sommeil.

Puis je me lève assez tôt, rythme circadien de marde oblige. Je fais ma petite tournée de médias : Cyberpresse, Devoir, National Post, NY Times, Figaro, USA Today. Je lis ensuite les blogues que je suis en engloutissant un déjeuner de plus en plus sommaire plus les années passent.

Je vais ensuite à l’école où je suis mes quelques cours, prenant soin de visiter les quelques forums que je lis durant mes pauses. Dormant peu, je suis inévitablement fatigué, baillant constamment. Je fatigue, j’apprends moins vite mais je veux apprendre plus. Donc je dors encore moins.

Et la roue tourne et j’accumule une tonne de savoir inutile. J’ai souvent l’impression de gaspiller mon temps, gaspiller ma matière grise que je devrais pourtant jalousement conserver avec parcimonie, j’en ai si peu. Il y a une chiée de gens autour de moi qui sont passionnés, qui sont ferrés dans un domaine en particulier. Ils puent le savoir distillé, le savoir pur.

Et moi qui a une petite base en toute sorte de trucs, je peux converser avec plein de gens sur quantité de sujets. Je suis un caméléon. Sauf qu’au final, je n’ai pas de réelle connaissance intéressante, rien qui ne transcende vraiment la surface. Alors je suis toujours un peu à court, je suis celui qui essaie toujours d’en savoir plus, jamais celui qui peut enseigner.

Le manque d’une réelle passion, quelque chose qui me fasse tripper viscéralement explique sans doute le tout. Je n’ai toujours pas trouvé de domaine qui puisse assouvir mes divers besoins. Je butine un peu partout, à la recherche, sauf que plus le temps passe, plus j’ai l’impression que je ne trouverai pas, confiné dans un rôle de gars qui sait beaucoup mais connait si peu.

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