Suite du ridiculement long récit de ma fin de semaine.
Après une nuit de sommeil bien peu réparatrice où relents de rhum, souvenirs de lesbiennes et hâte de gamin se mélangeaient intensément, le grand matin du match tant attendu était arrivé. Ce fut un matin un peu grumeleux, ce genre de réveil un peu laborieux où l’on prend une douche pour mieux se recoucher pendant une heure et demie, somnolant de façon intermittente en écoutant des documentaires à Discovery Channel.
Finalement, tout le monde réussit à se trouver suffisamment de motivation pour s’activer et nous nous dirigeons vers un restaurant où l’on sert des déjeuners en déambulant dans la ville, le cœur joyeux et les cheveux au vent, une vie comme un clip de boys band.
Nous déjeunons avec ardeur au Eggspectations, là où on est pas à un jeu de mots louche avec eggs près et là où se trouvent les seules filles kinda sexy de tout l’Ottawa downtown. De retour à l’hôtel, on sonde une carte de la région à la recherche de divertissement. Notre choix final se porte sur le Musée canadien de la nature parce qu’on se dit qu’une icône de dinosaure sur une carte, c’est un sacrament de gage de plaisir.
C’est ainsi que nous reprenons la marche en direction de ce lieu de mille promesses. Arrivés sur place, après une longue marche où nous avons croisé moult mendiants, ce qui me rend profondément triste, vraiment, nous apprenons que ledit musée est fermé pour cause de réparation pour tout le mois d’octobre.
Quelques déchirages de chemises exacerbés plus tard, on reprend la route pour se diriger vers le Musée des beaux-arts du plusse meilleur pays au monde pour finalement y être déçu aussi. On retourne donc à l’hôtel un peu bredouille, dans l’attente du Boutch qui ne tarderait pas à arriver en provenance de Montréal.
Une fois ce gaillard en ville, notre sextet mythique était désormais complet et il ne restait plus que quelques heures entre nous et le match Ottawa-Boston. Lentement, nous nous préparons à prendre le bus en direction de Kanata, banlieue du diable.
Après un trajet d’une vingtaine de minutes plus ou moins agréable, poussés par le vent dans le village endormi, nous voilà en terre promise, une terre bien loin de celle crachée par Éric Lapointe. Nous scindant un chemin parmi la masse grouillante, nous parvenons à nous frayer un chemin jusqu’à notre place juste à temps pour la période de réchauffement.
Assis dans la cinquième rangée, nous avons une vue imprenable sur les étirements routiniers des joueurs du Ottawa. Kovalev y va de foudroyants tirs du poignet avec un peu de nonchalance, Alfie y va de quelques feintes mirobolantes, Chris Neil se promène avec sa ciboire de face de peste. À l’autre bout de la patinoire, Zdeno Chara exécute plusieurs lancers frappés foudroyants. J’ai des frissons. Nous sommes tellement proches que j’affirme pompeusement à 3-4 reprises qu’il est impossible qu’une rondelle nous atteigne, nous sommes protégés par la baie vitrée.
Une fois les joueurs retraités aux vestiaires, je vais me chercher deux hot-dogs et une bière de 24 onces pour la modique somme de 19 dollars. Alors qu’en certains lieux on me sucerait la saucisse pour pareil montant, ici, on m’en donne deux dans des pains tièdes et humides. Malgré tout, je paie sans rechigner, affamé et assoiffé.
Puis le match débute. La foule est bruyante, les mises en échec percutantes, les feintes époustouflantes pis plein d’autres rimes en antes là. J’ai le sourire grand, franchement heureux. La première période se dispute à un rythme effréné et bien peu d’arrêts de jeu viennent troubler le premier 20 minutes qui se termine sans le moindre but. Aucun évènement marquant n’a eu lieu si ce n’est qu’une rondelle perdue qui est venue frapper mon banc, à quelques pouces de mes côtes. Inévitablement, on se permet de bien rigoler avec ma certitude que nous n’aurions pas de rondelle sur nous et encore aujourd’hui, je m’explique mal le parcours du palet.
Nous avons du plaisir, nous enivrons lentement à des prix exorbitants. En tant que jeunes un peu cons, nous pimentant la partie en criant nombre de commentaires pertinents tels que « L’arbitre, tes patins sont laites », « Kovy, TABARNAK » ou encore « Micheal Ryder calisse, r’tourne à Terre-Neuve mon gros criss ».
C’est à la moitié de la deuxième période que les cordages sont secoués une première fois. Parvenant à s’échapper pendant une infériorité numérique, Daniel Alfredssonn y va d’un tir vif et trompe la vigilance de Tim Thomas. Juste avant la fin de la période, Blake Wheeler nivèle cependant la marque à l’aide d’un tir vif qui déjoue un Brian Elliot qui était, un peu malheureusement, d’office à la place de Pascale Leclaire ce samedi.
Puis en troisième période, les Sénateurs enfilent deux buts pour s’emparer d’une solide avance. Avec deux minutes à écouler, Claude Julien joue d’audace et retire son gardien afin de bénéficier d’un attaquant supplémentaire. Avec 1 :28 à faire, les Oursons du Boston marquent grâce à Mark Recchi qui vient faire 3-2. Soudainement, je suis le plus gros fan des Bruins qui soit. Je veux une prolongation/fusillade. Avec seulement 22 secondes restantes dans la partie, l’improbable se produit et Krejci enfile son premier de la saison afin de créer l’égalité et l’hystérie dans l’aréna. Dans la rangée E, section 117, on jubile.
La partie se rend donc en prolongation, prolongation qui ne fera pas de maître. C’est donc les tirs de barrage qui ont déterminé le vainqueur et c’est Patrice Bergeron qui a enfilé l’unique but de la fusillade au grand désarroi des partisans d’un jour des Sénateurs que nous étions. Cela dit, à grands coups de bière à 11$ et 8.50, j’avais une joie assez prononcée, peu importe le dénouement de cette incroyable partie.
Nous avons donc pris le bus pour revenir à notre hôtel où, après CH Express à RDS, nous avons peu à peu sombré dans les bras de Morphée. Aujourd’hui, le voyage de retour a été agréable.
Je ne sais trop comment conclure tout ça si ce n’est qu’en répétant encore une fois que j’ai hautement apprécié mon week-end.

J’aurais vraiment dû me faire une pancarte “Come back home Kovy!”, avec un signe du canadien. Ou bien on aurait pu s’écrire KOVY 27 sur nos bedaines. Ça aurait été chic…
C’est étrange que tu parles d’autant de lieux à Ottawa dont je n’ai jamais entendu parlé, ni le souvenir de les avoir vus. Je suis continuellement là-bas, pourtant. Faut croire que le Marché By ne m’a pas révélé tous ses secrets…
Quant au reste du post, je ne comprends rien. Ahhh, quelle fanatique de hockey je suis.
Wow, en regardant la photo c’est vrai que vous aviez des crisse de bonnes places!
J’étais aussi à la Place Banque Scotia, pour ce match là! Très bonne partie! J’ai apprécié la partie exactement de la même façon! J’ai retenu des vives exclamations quand les Bruins ont fait l’égalité avec 22 secondes à faire en 3e! M’en foutait un peu de qui allait gagner, mais c’était un bon match d’hockey!