Pas de service au numéro composé

Dans un monde cool et branché où vit un jeune homme dans le vent tel que ledit blogueur présent, la technologie est omniprésente. Portables, Ipods et dildos pimpés font partie du quotidien de ces damnés jeunes d’aujourd’hui. Dans pareil contexte, ne pas posséder de cellulaire relève de la grossière anomalie. Je suis de ces étranges.

C’est donc dire que passé le (ouache caca) trampoline à l’arrière de ma cour, je suis dans l’inaptitude de communiquer par voie téléphonique, coupé du monde comme Denise Bombardier. Et malgré ce cruel manque dans ma vie, j’évolue dans ce monde sans grande anicroche. Bien sûr que si jamais je suis dans un rang en région, que je fais une crevaison pendant qu’une femme accouche à l’arrière de ma T-Mobile alors même que le meilleur concours à VIE a lieu à la radio et que je connais la réponse à la question posée en onde, advenant pareil cas, je serais fourré en tabarnac. Oui.

Autrement, le fait de ne pas être joignable 24/7 ne m’infortune guère. Au contraire, ça me plait bien. Qui plus est, le fait de ne pas avoir de cellulaire m’empêche de devenir une de ces plaies du message texte. Une de ces afflictions qui écrivent une banalité en textos en même temps qu’ils te parlent, qui écrivent ouvertement en classe pendant que le professeur parle, qui pitonnent à chaque lumière rouge.

Pis ça coûte cher ces trucs-là. Pis moi, tsé, je suis pauvre.

8 Commentaires

Classé dans Banalité, Frustration

8 réponses à Pas de service au numéro composé

  1. Gabrielle

    Joie, un autre désaxé qui ne trimballe pas de cancer ambulant à sa ceinture!

    En passant, dans ta situation apocalyptique qui se déroule dans un rang éloigné, il y a des risques que même le propriétaire d’un cellulaire soit dans la grosse merde. Il y a encore des zones rurales oubliées par les compagnies et, étrangement, ce sont les mêmes endroits où l’on aurait justement besoin du bidule. Tout ça pour dire que je trouve les téléphones portables d’une utilité époustouflante, voyons.

  2. letapageur

    C’est vrai qu’encore là, les réseaux ne sont pas infaillibles. Anyway, la demande en rgion est surement moins forte. Pour ce qui est du cancer, je n’ai jamais lu de truc vraiment béton sur le sujet mais moi je dis qu’un peu tout le monde se brûle des neurones avec leur cellulaire, ça nous donne un petit edge subtil, on aime ça.

  3. Gabrielle

    Je ne suis pas franchement convaincue que ça donne le cancer non plus, mais j’ai toujours appelé ça «des cancers ambulants». Ça peut aussi être pris au second degré, remarque.

  4. letapageur

    Va pour le 2ieme degré alors, ça sied très bien en effet comme appellation.

  5. L'Ours

    La semaine dernière je me suis fait blaster par une étudiante pour lui avoir enlevé son cell alors qu’elle gossait après juste avant un quiz. Non mais elle a un bébé malade à la maison!! Oh que j’étais un être immonde.

    C’est devenu une dépendance quasi affective, malsaine et nuisible. Dans mon métier, ça fâche, ça répugne et ça choque. Si tu veux savoir tout ce qui se passe à chaque seconde pour ton ami en voyage/ton bébé malade/ton chum en compétition, RESTE AVEC. Mais j’imagine que gérer des priorités dans sa vie, c’est tellement années 90.

    Les jeunes à parents hélicoptères sont conditionnés à ce que quelqu’un réponde à leurs besoins en appuyant sur un bouton. Ils agissent comme si c’était un droit acquis plutôt qu’un outil de dépannage. Ils sont tellement dépendants à cette instantanéité qu’ils paient un cell plus cher qu’une wii pour jouer à des jeux immédiatement, dès que voulu.

    Dernièrement j’ai lu plusieurs théories de conspiration quant aux vaccins et au contrôle bio-génétique de la masse par injection, pendant que j’étais grippé. J’y accorde plus ou moins de crédibilité: les parents boomers et les cellulaires font un excellent travail pour ce qui est de garder les enfants amorphes, sans débrouillardise, priorités ni jugement. Pas besoin, “call a friend” est à un texto, “ask the public” est à un tweet près.

  6. L'Ours

    Lucky Luke botte des culs.

  7. Les cellulaires, c’est le MAL.

    Stephen King l’a démontré dans son roman du même nom.

  8. letapageur

    Ours: Je ne sais pas trop si c’est la génération parentale boomer ou le fait que les deux parents travaillent. Ou un mix des deux. Parce qu’au fond, il s’agit peut-être de la première ou de la deuxième génération adulte à avoir aussi généralement été dans des garderies, service de garde à 5$ et autres. Il y a un peu de tout dans ça, ajoutons aussi l’utilisation à outrance des technologies, pas toujours à bon escient. Pas facile au final. Pour ce qui est de Lucky Luke, yé tellement fort.

    Adulescente: En effet, c’est la mal. Mais avec King, il utilise tellement le quotidien comme lieu d’épouvante, s’il fallait focusser sur ça, on serait mal pris à la fin.

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