Bassin de vagins

Parce que c’est avec des titres comme ça que ça se rebâtit un lectorat.

Je vois une bonne partie de mon entourage se matcher graduellement. Des couples se forment et perdurent de plus en plus. On butine moins, heureux et rassasiés par des relations stables et solides. On trouve chaussure à son pied, chaque guenille dégote son torchon, tout va bien dans le meilleur des mondes pis plein d’autres formules surutilisées de même.

D’un œil de célibataire, il y a quelque chose d’un peu démoralisant dans tout ça. De plus en plus, le réflexe de se dire qu’une fille intéressante doit fort probablement être en couple s’installe. La quantité de filles tant enivrantes que célibataires diminue invariablement, le bassin de vagins s’amenuise, laissant tranquillement place à un fond boueux et sédimentaire.

Il est logique de croire que l’effet s’accentuera avec les années qui passeront, de quoi chambouler le ratio sélectivité/solitude. Une horloge, sourde certes, fait entendre un petit tic-tac, une pression constante. Arrivera un moment où les gens seuls seront ceux qui le sont par choix ou les individus plutôt moches. Ou du moins, les gens attirants tant intellectuellement que physiquement seront plus difficiles à trouver, la dépense de kilojoules en recherche deviendra lourde.

Et puis, dans la plus sombre perspective, il y a la menace du sombre statut de vieux garçon et du sentiment fécal adjacent. Les recherches désespérées et questionnables sur des sites de rencontre, le découragement à en écouter des conseils de Marc Boilard, des soirées de speed dating organisées dans des bars en marge d’allées de bowling.

Mais bon, je suis SI jeune, je n’ai pas à m’en faire encore right?

11 Commentaires

Classé dans Dans ma tête

11 réponses à Bassin de vagins

  1. L'Ours

    Soupir, chargé et sans fin palpable.

  2. Le fond boueux et sédimentaire fermentera pour ainsi se transformer en écume de l’espoir pour les esprits déjà abandonnés dans les ténèbres de l’anonymat…

  3. Rosana

    Contente de te retrouver…

  4. Un gars

    Ce sont les instincts et les hormones qui causent tout ces questionnements. On a tendance à l’attribuer à l’intellect mais c’est faux. Le cortex n’y pour que bien peu.
    Ce n’est donc pas nécessairement De ta tête, c’est plutôt la queue qui parle à travers un discours médiatisé par le cortex. On accorde généralement trop d’importance au cerveau et pas assez aux propos de la queue. Après on se trouve con et on se dit j’aurais dû la garder dans mes culottes.

  5. Sweet

    Je pense que un gars a raison mais on s’entend pour dire que tous le jeunes hommes qui sont dans cette situation ont le droit de se poser ces questions. C’est probablement le signe que tu est normal. Selon moi, il faut être difficile dans sa recherche pour ne pas trop user la sensation euphorisante de la relation avec la personne. Et de plus, il ne faut jamais perdre le pourquoi on est tombé amoureux. Parce que avec le temps, les choses s’usent, même l’amour. En fait, sa me fait penser, t’es tu déjas poser ces questions la ?

    Crois-tu pouvoir tomber en amour ?
    Crois-tu en l’amour ?

    Je te laisse la-dessus, NHL2010 m’attend.

  6. letapageur

    Gars: La peur de ne pas trouver, ce n’est pas celle de ne pas trouver un orifice à zigner mais bien plus celle de ne pas trouver quelqu’un avec qui la complicité et l’attirance sera là, de même que l’envie de faire un bon bout de chemin ensemble, peut-être avec des bambins et tout. Ainsi, je ne crois pas ici que ça soit tant la queue qui parle. Quand je dis que j’ai le goût de me mettre, qu’il semble y avoir une rareté vaginale automnale, là, ça serait ma queue qui parlerait. Autrement, j’en suis moins sur.

    Sweet: Premièrement, tu fais bien de te pratiquer parce que je serai désormais invincible avec mes Bruins. Deuxièmement, je dirais que je crois en l’amour, cet espèce de sentiment plus ou moins palpable, ce truc grandiose, hormonale certes mais aussi cérébrale qui change la vie des gens. Un genre de lien très fort entre deux personnes qui transcendent un tas de choses. Maintenant, je dois avouer que je doute souvent de ma capacité de tomber en amour. Peur de pas trouver, comme j’en parle un peu dans le post, mais chienne aussi d’être trop rationnel pour ça, d’avoir ce réflexe de relativisation qui gâche tout, trop d’orgueil aussi, c’est con à dire mais ça joue dans la balance, je crois. Ain’t no easy way out qu’ils disent.

  7. L'Ours

    Hormonal oui, au début, mais avec de la complicité et un peu d’entretien ça bourgeonne et ça fleurit.

    Peut-être que ce sera plus facile dans 5-10 ans lorsque le trip bad boys du début vingtaine leur sera passé et qu’elles se tourneront vers la stabilité et les valeurs.

  8. Un gars

    Pour moi tout ça demeure instinctif et par le fait même hormonal. Mais je comprend que l’on puisse préférer y voir des sentiments, des émotions, des valeurs une complicité. Tous ces trucs qui font plus joli et romantique. Cette façon de rendre compte des choses je la nomme anthropomorphisme puisque dans les faits l’humain est une bête.

  9. letapageur

    L’Ours: Ça sonne un peu voeux pieux mais quand même, espérons.

    Gars: C’est sûr qu’on peut tout ramener aux hormones, je suis d’accord, et à l’instinct de reproduction. Ce serait donc dire que les sentiments ou émotions ne sont que concepts humains qui n’existent pas, ne sont que leurres, right?

  10. Un gars

    Ben les émotions ont des bases biologiques.
    Quand j’ai peur, c’est parce que mon intégrité physique ou psychologique est menacé et mon organisme s’active. C’est au niveau du bulbe rachidien que ça se passe, même pas au niveau du cortex.
    Comment dire?? Il y a des émotions de second niveau qui elles sont des inventions de l’esprit et qui font dans l’anthropomorphisme. Leur base est biologique, reste que ce n’est qu’une socialisation des émotions. Allez au cinéma avec celle qu’on veut baiser, ça fait vivre des émotions qui sont réelles, mais la base c’est qu’on veut la sauter.
    Sur un blog, la meute s’est mise à me mordre les mollets, j’ai quitté pour ma survie, et eux ils me mordaient pour leur survie. Tu mets de la viande autour mais l’essence de l’affaire est l’instinct. Mes propos menaçaient leur cohésion, il m’ont exclut et même depuis ils me boudent. C’est très basic ça. Tu vois ça partout dans les bois et dans la jungle.

  11. letapageur

    Gars: Tu entrerais quoi comme sentiments plus instinctifs? La peur, le besoin de se reproduire, la rage peut-être? Ensuite? Je trouve ça intéressant comme discussion.

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