Ce soir, il fait bon vivre.
Après une journée où le soleil a poursuivi sa fraîche habitude de briller de mille feux, je me suis retrouvé dans un All You Can Eat avec Paul le Mystique afin de me gaver un maximum en ne conservant qu’un minimum de classe. C’est ainsi que se succédèrent sans vergogne une multitude d’assiettes grasses et huileuses que nous nous empressions d’engloutir avec entrain.
C’est donc repu et les doigts un peu collants que nous nous sommes dirigés vers le cinéma le plus près afin d’y voir le dernier Tarantino dont on disait le plus grand bien. Après un malencontreux détour dû à mon erratique conduite, on prend place dans la salle qui m’apparait comme étonnamment bondé puisque nous allions voir la version originale.
Le film est globalement bien, très bien. Quentin est toujours percutant avec sa violence à outrance, il a toujours de ces univers qui ne feraient pas rougir Burgess. Les dialogues ont la langueur et la subtilité caractéristique du cinéaste, des scènes s’éternisent pour notre grand plaisir.
Et au final, même si des gens riaient sans raison valable et que plusieurs ont applaudis à la fin de la projection (les deux plus grands fléaux qui sévissent au cinéma, à n’en point douter), je suis sorti de là foncièrement heureux. Entre autre parce que le film était bien mais aussi parce qu’il fait beau, que je suis tombé en vacances et que je me sens léger.
De retour chez moi, je me suis allumé un petit feu en mangeant un bol de Raisin Bran et en scrutant l’immensité étoilée qui brillait à s’en aveugler ce soir. Une fois les flammes réduitent en braise, j’ai cueilli une bière dans mon réfrigérateur et je suis allé me balader dans mon village.
Mes écouteurs enfilés, j’envoie toute la gomme avec une compilation de Cat Stevens. Alors que j’arpente le village endormi d’un pas léger, seul la voix de Yusuf Islam et le son tranquille de sa guitare vient troubler le silence qui règne. Si le bonheur existe, c’est sans doute dans ce genre de moment où il est le plus tangible.
À un certain moment, j’ai croisé une moufette (un des petits mammifères les plus utiles selon le plus que fameux site Faune et flore du pays) qui sembla aussi surpris que moi de voir sa promenade nocturne troublé. Sans attendre mon reste, j’ai détalé au pas de course le plus vite possible, tentant de mettre le plus de distance entre ma personne et la petite bestiole, aussi utile puisse-t-elle être. Et j’étais là à courir dans la nuit, le souffle court, et je souriais, enchanté de pareille péripétie nuiteuse.
Et là je suis là, dans la pénombre de ma grande maison où je suis seul et je prends plaisir à enligner ces quelques mots en sirotant une autre froide tranquillement. C’est bienheureux que j’irai trouver sommeil dans quelques instants. Faut profiter de ces moments, ils sont trop rares.
C’était l’over béat Tapageur, pour Involontairement Cannibal.com.
J’ai bien hâte de voir The Final Destination en version originale moi aussi !
Je viens de me tapper tout Oops! en trois jours… Franchement bravo!